viernes, 18 de junio de 2010

Amérindiens de Guyane, entre les fleuves Approuague et Oyapock. Des cultures millénaires







Amérindiens de Guyane, entre les fleuves Approuague et Oyapock. Des cultures millénaires (France)

Du 16 juin au 20 septembre 2010, le Musée d’Archéologie Nationale/MAN de Saint-Germain-en-Laye accueille une exposition inédite d’objets archéologiques et ethnologiques, consacrée aux civilisations amérindiennes guyano-amazoniennes, anciennes et actuelles.
Son but : offrir au grand public français un aperçu de la richesse esthétique et anthropologique des collections archéologiques guyanaises et attester le dynamisme créatif animant les peuples amérindiens de l’intérieur de la Guyane.
Cette exposition représente une occasion inestimable de témoigner de l’avancement de la recherche sur les conditions de vie des peuples amazoniens depuis 25 siècles.
Exposition « ethno-archéologique » des Amérindiens de Guyane : une grande première en France
Issues de collections privées et publiques, les pièces présentées au public pour la première fois, sont toutes d’un intérêt archéologique et ethnologique exceptionnel.
Environ la moitié d’entre elles provient d’une collection privée (en voie d’acquisition par un musée public), construite avec passion et ténacité par Philippe Gilabert, habitant du fleuve Approuague, une des voies de passage vers l'Amazone, avec les fleuves Oyapock et Maroni.
Les autres pièces archéologiques appartiennent à des collections publiques (Service régional de l'archéologie de la DRAC Guyane, Musée départemental Franconie de Cayenne).
Au total, 175 objets archéologiques et ethnographiques seront exposés dans la salle d’exposition temporaire du Musée d’Archéologie nationale/MAN, au Château de Saint-Germainen- Laye (Yvelines).
25 siècles de cultures amazoniennes vous contemplent
Les objets archéologiques précolombiens exposés sont principalement en terre cuite, mais aussi – ce qui est plus rare en milieu tropical humide – en bois (épées, sagaies, manches de haches) et en résines naturelles (pour les emmanchements des haches).
Des objets contemporains amérindiens, fabriqués avec des matériaux périssables (vanneries en « arouman » - l'osier local - bols en calebasse, hottes en végétaux divers, hamacs et porte-bébé en coton…), encore utilisés de nos jours par les Wayãpi, les Teko et les Wayana, habitants de la forêt guyanaise, sont également présentés. Ils viennent compléter les témoignages sur ces sociétés anciennes, offerts par les objets archéologiques, plus ou moins bien préservés des outrages du temps.
Un parcours conçu et adapté à tous les publics
Parce que le public français est non coutumier de l’archéologie amazonienne, cette exposition adopte une démarche didactique et dresse, en préambule, un aperçu du contexte général : cadre géologique, géographique et environnemental, méthodes de l’archéologie en milieu amazonien…
Puis, le visiteur progresse dans l’exposition et découvre successivement le cadre chronologique et le contexte culturel des peuples anciens et actuels de la Guyane française et de l’Amapa, État fédéré du Brésil, situé sur la côte atlantique, à l'extrême nord du pays.
Un cheminement entre « le matériel et l’idéel »
L’exposition, oscillera entre deux pôles , « le matériel et l’idéel », pour reprendre la célèbre formule de l’anthropologue Maurice Godelier.
La vie quotidienne (enfance, habitat, cuisine, coucher…), le travail de la pierre polie et de la pierre taillée, les activités de chasse et de pêche, les transports, précéderont les aspects liés au pouvoir et au prestige (ornements personnels), à la guerre, aux rites d’initiation, à la musique… Les rituels funéraires seront évoqués à la fin de ce voyage.
Et dans ce monde amazonien, qui abolit le temps, l’espace, les différences entre minéraux, plantes, animaux, humains, les conclusions pourront être multiples : représentations phytomorphes, zoomorphes et anthropomorphes cohabiteront, permettant des allers-retours entre le présent, le passé et l’avenir.
Après « l’idéel »… une vision irréelle de l’Amazonie
La fin du parcours muséographique sera marquée par la présentation d’une série d’œuvres de Jean- Louis SOULARUE, photographe-plasticien.
Avec un regard contemporain, celui-ci propose une lecture très personnelle, irréaliste et lyrique, de la forêt primaire. Il conduit le visiteur vers l’abstraction suggestive qui évoque l’esprit même de la forêt. Les images digitales fluides et suspendues de sa série « AMAZONIA DREAM » donnent une vision onirique du cadre de vie des civilisations amérindiennes guyano-amazoniennes.
La scénographie
Parce que la latérite (ocre rouge) et le vert (de la forêt) sont les couleurs dominantes de l’Amazonie, auxquelles on pense immédiatement lorsque l’on évoque les Amérindiens de Guyane, les routes sinueuses et la végétation luxuriante de cette partie du globe, la scénographie de cette exposition repose sur le mariage de ces deux tonalités. Cimaises, panneaux, cartels, sont habillés de ces couleurs. Pour insister sur la matière même de la terre, les céramiques sont présentées sur fond d’ocre rouge du Roussillon.
Tout au long de sa progression dans l’exposition, le visiteur découvre la Guyane amazonienne grâce à une mise en situation historique, géographique et culturelle de la vie quotidienne des amérindiens d’hier et d’aujourd’hui.
Ainsi, par exemple, a t-il le loisir d’admirer le panneau du travail du coton, qui met en relation la gravure d’une fileuse du XIX ème siècle et la photo d’une tisserande contemporaine, émouvant témoignage de cette pérennité et de la transmission de coutumes ancestrales.
Si le premier temps de l’exposition est consacré à l’aspect matériel, avec la présentation d’objets et de photos, le second temps est, quant à lui, orienté vers le rêve, ou plus exactement vers l’« idéel », c’est-à-dire la représentation que tout un chacun peut avoir de « son » Amazonie.
Amazonia Dream, la présentation d’images sur toiles fluides du photographe-plasticien Jean-Louis Soularue, s’intègre harmonieusement dans cette exposition d’objets archéologiques et ethnologiques, créant une transition parfaite entre la dimension scientifique et la part de rêve inhérente au sujet.
L’exposition sera présentée du 16 juin au 20 septembre 2010 au Musée d’Archéologie nationale/MAN (Château de Saint-Germain-en-Laye), puis à partir de novembre 2010 à l’Écomusée Municipal de l’Approuague-Kaw de Régina, en Guyane (EMAK), enfin en 2011 au Museu Goeldi de Bélem, Brésil.
Un catalogue, accompagnera l’exposition et sera traduit en portugais pour le transfert de l’exposition
à Bélem (Brésil) en 2011.
Autour de l'exposition
L’exposition sera en accès libre (un droit d’entrée est à acquitter pour l'entrée au musée et à l'exposition permanente). Outre la visite seule, le public a la possibilité de bénéficier de la présence d’un conférencier pour une heure ou une heure et demi tout au long de l’été.
Il a également la possibilité de participer à des ateliers thématiques comme « Des plumes plein la tête, crée ta coiffe amérindienne » et d’assister à la lecture d'un conte intitulé « Les voix de la forêt de Guyane », quel que soit son âge...
Dans le cadre de l'exposition de toiles fluides du photographe-plasticien Jean-Louis Soularue, il convient de signaler également la diffusion de deux films : le premier « Le Parc amazonien guyanais » de Miche HUET (17 mn) et le second « Le Maraké », de Jean-Philippe ISEL, décrivant les rites d'initiation Wayana (13 mn).

Renseignements utiles

Horaires
Le Musée est ouvert tous les jours de la semaine, sauf le mardi, de 10h à 17h15.
Horaires spécifiques pour les samedi et dimanche et les jours fériés du 1er mai au 30 septembre, le musée est ouvert de 10h à 18h15.

Tarifs 2010 des activités culturelles accompagnant l’exposition
- Visite conférence d‘1h : 4.50 € ou 3.50 € (tarif réduit)
- Visite conférence d‘1h30 : 6.50 € ou 5 € (tarif réduit)
- Ateliers : 10 €
Tarifs susceptibles d’être modifiés.

Fuente: Culture.fr: http://www.culture.fr/fr/sections/themes/archeologie/articles/amerindiens-guyane-entre

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